
On a beaucoup parlé du Chambon-sur-Lignon, rien na jamais été écrit s ur Dieulefit. À Dieulefit, deux femmes sont à lorigine de la Résistan ce: Marguerite Soubeyran et Jeanne Barnier. Marguerite Soubeyran, fondatrice de lécole de Beauvallon avec Catheri ne Krafft, responsable de cette école pendant la guerre avec Simone Mo nnier, accueille dès 1939 des Allemands juifs, des enfants juifs et de s intellectuels réfugiés. Lécole de la Roseraie, avec Pol Arcens, pro longe loeuvre de Beauvallon. Jeanne Barnier, secrétaire de la mairie de Dieulefit, devient une virt uose des faux papiers dès janvier 1941 et permet le sauvetage dun gra nd nombre d«exclus». Dieulefit est une «terre dasile» pour plus de m ille cinq cents réfugiés, juifs en majorité, et lunanimité des habita nts explique le succès de cette aventure. À lautomne 1943, Emmanuel M ounier fonde à Beauvallon une «Université libre» où se retrouvent inte llectuels, poètes, peintres, musiciens, journalistes. Dieulefit devien t «une des capitales intellectuelles de France». Marguerite Soubeyran crée en février 1943 le premier maquis des réfractaires au STO; les pa rachutages sont nombreux, et les protestants participent aux équipes d e réception. En août 1944, Marguerite Soubeyran fait partie du Comité local de Libération. Durant cette période, Dieulefit a été en même temps «un nid de Juifs e t de terroristes» et une «oasis de paix» car il ny a jamais eu dinte rvention allemande, ce qui constitue ce que lon appelle généralement le «miracle dieulefitois».
Page Count:
199
Publication Date:
2010-01-01
Publisher:
Presses universitaires de Grenoble
ISBN-10:
2706116048
ISBN-13:
9782706116049
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